Rivaroxaban axapharm

Composition

Principes actifs

Rivaroxaban.

Excipients

Cellulose microcristalline, lactose monohydraté, laurylsulfate de sodium (E487), hypromellose croscarmellose sodique (E468), stéarate de magnésium, dioxyde de titane (E171), macrogol, oxyde de fer rouge (E172).

1 comprimé pelliculé à 10 mg contient au maximum 0.27 mg de sodium et 26.46 mg de lactose monohydraté.

1 comprimé pelliculé à 15 mg contient au maximum 0.25 mg de sodium et 21.58 mg de lactose monohydraté.

1 comprimé pelliculé à 20 mg contient au maximum 0.33 mg de sodium et 28.78 mg de lactose monohydraté.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimés pelliculés à 10 mg de rivaroxaban.

Comprimés pelliculés à 15 mg de rivaroxaban.

Comprimés pelliculés à 20 mg de rivaroxaban.

Indications/Possibilités demploi

Adultes

-Thromboprophylaxie en cas dinterventions orthopédiques majeures des extrémités inférieures telles que prothèse de la hanche ou du genou.

-Traitement des thromboses veineuses profondes (TVP) et des embolies pulmonaires (EP) et prophylaxie des récidives de TVP et dembolie pulmonaire.

-Prophylaxie de laccident vasculaire cérébral et de lembolie systémique en présence de fibrillation auriculaire non valvulaire.

Posologie/Mode demploi

Les comprimés de Rivaroxaban axapharm doivent être pris avec de leau.

Rivaroxaban axapharm 10 mg peut être pris avec ou sans nourriture.

Afin daméliorer la biodisponibilité, Rivaroxaban axapharm 15 mg et Rivaroxaban axapharm 20 mg doivent être pris avec un repas.

Comprimés broyés

Les patients qui ne sont pas aptes à avaler des comprimés entiers peuvent broyer les comprimés immédiatement avant la prise et les prendre par voie orale avec de leau ou un mets pâteux (p.ex. compote de pommes). Lors de la prise de comprimés pelliculés de 15 mg ou 20 mg de Rivaroxaban axapharm sous forme broyée, le patient doit immédiatement manger quelque chose après la prise.

Sondes gastriques

Les comprimés broyés de Rivaroxaban axapharm peuvent également être administrés par des sondes gastriques (voir rubrique «Pharmacocinétique»). Le comprimé broyé de Rivaroxaban axapharm devra être pris avec un peu deau par la sonde, puis il faut procéder à un rinçage avec de leau. Immédiatement après ladministration dun comprimé broyé de Rivaroxaban axapharm 15 mg ou 20 mg par sonde gastrique, des aliments doivent être administrés par voie entérale.

Patients adultes

Tableau 1a: aperçu de la posologie

Des informations plus détaillées sur chaque indication figurent à la fin de ce tableau à la rubrique «Instructions posologiques particulières».

Indication

Situation

Posologie

Recommandation

Thromboprophylaxie en cas dinterventions orthopédiques majeures

 

10 mg une fois par jour

La dose initiale doit être prise 6 à 10 heures après lintervention chirurgicale à condition quune hémostase locale ait pu être obtenue.

Le traitement sera poursuivi en fonction du risque de thromboembolie individuel.

-Chez les patients subissant une chirurgie majeure de la hanche, une durée de traitement de 5 semaines est recommandée.

-Chez les patients subissant une chirurgie majeure du genou, une durée de traitement de 2 semaines est recommandée.

Traitement des TVP et des EP

Jour 1 à 21

15 mg deux fois par jour

Le schéma posologique indiqué doit absolument être respecté.

Traitement ultérieur et prophylaxie des récidives de TVP et dEP

À partir du jour 22

20 mg une fois par jour

Le traitement doit être poursuivi tant que le risque de thromboembolie veineuse (TEV) persiste.

Après une durée de traitement dau moins 6 mois

10 mg ou 20 mg une fois par jour

Le traitement doit être poursuivi tant que le risque de thromboembolie veineuse (TEV) persiste.

Posologie et durée du traitement sur la base dune évaluation du risque individuel.

Prophylaxie de laccident vasculaire cérébral et de lembolie systémique en présence de fibrillation auriculaire non valvulaire

Clairance de la créatinine

≥50 ml/min

20 mg une fois par jour (posologie maximale recommandée)

Le traitement doit être poursuivi tant que les facteurs de risque daccident vasculaire cérébral et dembolie systémique persistent.

Clairance de la créatinine

de 30 à 49 ml/min

15 mg une fois par jour

Voir rubrique «Posologie pour des groupes de patients particuliers»

Clairance de la créatinine

de 15 à 29 ml/min

En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 29 ml/min), la prudence est de rigueur, car dans ce cas les données cliniques sont limitées.

Voir rubrique «Posologie pour des groupes de patients particuliers»

Durée de traitement et posologie en cas de thromboses veineuses profondes (TVP) et dembolies pulmonaires (EP) et pour la prophylaxie des récidives de TVP et dembolie pulmonaire (EP) chez les adultes (indications posologiques dans le Tableau 1a)

La durée du traitement doit être adaptée aux directives générales. La durée recommandée de lanticoagulation est de 3 mois après un premier événement de thrombose veineuse ou dembolie pulmonaire et en présence dun facteur de risque transitoire, tel quune intervention chirurgicale ou en cas de genèse idiopathique et dévénement distal. En cas de genèse idiopathique et dévénement proximal, le traitement est habituellement de 6 mois. À ce moment-là, il convient de réévaluer les bénéfices par rapport aux risques avant de poursuivre le traitement.

Si le traitement de la TVP ou de lEP est poursuivi au-delà de 6 mois, Rivaroxaban axapharm 20 mg doit être prescrit une fois par jour chez les patients chez lesquels le risque de TVP ou dEP récidivante est évalué comme étant élevé. Chez les patients présentant un risque faible de récidive de TVP ou dEP, ladministration de Rivaroxaban axapharm 10 mg une fois par jour ou de Rivaroxaban axapharm 20 mg une fois par jour peut être envisagée sur la base dune évaluation soigneuse du risque individuel de TVP ou dEP récidivante par rapport au risque hémorragique (voir également rubrique «Propriétés/Effets»).

Prophylaxie de laccident vasculaire cérébral et de lembolie systémique en présence de fibrillation auriculaire non valvulaire (indications posologiques dans le Tableau 1a)

Patients devant subir une cardioversion

Chez les patients chez lesquels une cardioversion pourrait être nécessaire, le traitement par Rivaroxaban axapharm peut être instauré ou poursuivi.

Lorsque la stratégie de cardioversion repose sur une échocardiographie transœsophagienne (ETO), le traitement par Rivaroxaban axapharm doit être instauré au plus tard 4 heures avant la cardioversion chez les patients naïfs de traitement par anticoagulants jusquà présent afin dassurer une anticoagulation adéquate (voir rubrique «Pharmacodynamique» et «Pharmacocinétique»).

Patients qui en raison dune angioplastie coronaire avec la pose dun stent sont traités en complément par un inhibiteur de P2Y12

Afin de contrôler le risque hémorragique, une réduction de la dose de Rivaroxaban axapharm à 15 mg une fois par jour (10 mg une fois par jour en cas de troubles de la fonction rénale modérés (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min)) peut être envisagée pendant la durée du traitement complémentaire par un inhibiteur de P2Y12. Dans ce cas, il faut évaluer la diminution escomptée du risque hémorragique par rapport au risque de thromboembolie du patient (voir rubriques «Mises en garde et précautions» et «Efficacité clinique»).

Instructions posologiques particulières

Patients âgés (>65 ans)

Aucun ajustement posologique nécessaire.

Poids corporel

Aucun ajustement posologique nest nécessaire.

Sexe

Aucun ajustement posologique nécessaire.

Patients adultes présentant des troubles de la fonction hépatique

Chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère et modérée (Child Pugh A et B) et des paramètres de coagulation normaux, il nest pas nécessaire dajuster la posologie. Il faut toutefois contrôler régulièrement la coagulation plasmatique en fonction de la situation clinique (voir également rubrique «Pharmacodynamique»). Chez tous les patients atteints daffections hépatiques associées à une coagulopathie, le risque hémorragique est majoré et le traitement par Rivaroxaban axapharm contre-indiqué.

Aucun ajustement posologique nest nécessaire chez les patients présentant dautres affections hépatiques sans coagulopathie.

Patients adultes présentant des troubles de la fonction rénale

En cas daltération de la fonction rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min), un ajustement posologique nest pas nécessaire. Toutefois, chez les patients traités simultanément par dautres médicaments qui augmentent les concentrations plasmatiques du rivaroxaban (voir rubrique «Interactions»), Rivaroxaban axapharm doit être administré avec prudence.

En cas daltération de la fonction rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min), un ajustement posologique est nécessaire chez les patients présentant une fibrillation auriculaire non valvulaire. Dans ce cas, la dose recommandée est de 15 mg de Rivaroxaban axapharm une fois par jour (voir rubrique «Posologie/Mode demploi»).

En cas dinsuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine de 15 à 29 ml/min), la prudence est de rigueur, car dans ce cas les données cliniques sont limitées. Ces patients ont montré une concentration plasmatique de rivaroxaban significativement augmentée (en moyenne de 1.6 fois). Dès le début du traitement, ils doivent être surveillés étroitement à la recherche de signes et symptômes de complications hémorragiques et danémie et leur coagulation plasmatique doit être contrôlée. Du fait de leur maladie sous-jacente, ces patients présentent un risque accru non seulement dhémorragie, mais aussi de thrombose.

Toute chute inexpliquée du taux dhémoglobine ou de la pression artérielle doit amener à rechercher la présence de saignement.

Des études chez des patients insuffisants rénaux et dialysés (clairance de la créatinine <15 ml/min) nont pas été réalisées à ce jour. Cest pourquoi Rivaroxaban axapharm ne doit pas être utilisé chez ces patients (voir rubrique «Contre-indications»).

Prise retardée/vomissements

En cas doubli dune dose, le patient doit prendre Rivaroxaban axapharm immédiatement, mais uniquement si ceci est possible le même jour. Dans le cas contraire, le patient ne doit pas prendre la dose et doit poursuivre le traitement recommandé normalement dès le lendemain. Le patient ne doit pas prendre deux doses le même jour pour compenser une dose oubliée.

Si une dose du matin a été oubliée pendant le schéma posologique dans lequel Rivaroxaban axapharm est pris deux fois par jour, le patient doit prendre Rivaroxaban axapharm dès que loubli est constaté ; elle peut également être prise en même temps que la dose du soir. Une dose du soir oubliée ne peut être rattrapée que le soir même. Le patient doit continuer le lendemain à prendre la dose unique régulière recommandée.

Si le patient vomit le comprimé de Rivaroxaban axapharm dans les 30 minutes qui suivent la prise, une nouvelle dose doit être prise. En cas de vomissements plus de 30 minutes après la prise, la dose ne doit pas être à nouveau prise et le traitement doit être poursuivi comme dhabitude au moment prévu pour la prise suivante.

Passage danticoagulants administrés par voie parentérale à Rivaroxaban axapharm

Chez les patients momentanément traités par des anticoagulants par voie parentérale, le traitement par Rivaroxaban axapharm doit être initié 0 à 2 heures avant le moment de la prochaine administration planifiée du médicament parentéral (p.ex. HBPM) ou au moment de larrêt dune perfusion dhéparine.

Passage de Rivaroxaban axapharm à des anticoagulants administrés par voie parentérale

La première dose de lanticoagulant parentéral doit être administrée au moment où la dose suivante de Rivaroxaban axapharm devrait être prise.

Passage dantagonistes de la vitamine K (AVK) à Rivaroxaban axapharm

Le traitement par AVK est arrêté. Si lINR ≤2.5, le traitement par Rivaroxaban axapharm peut être initié.

Après le passage dAVK à Rivaroxaban axapharm, les INR seront faussement élevés après la prise de Rivaroxaban axapharm. LINR doit donc être déterminé avant la prise de Rivaroxaban axapharm.

Passage de Rivaroxaban axapharm à des antagonistes de la vitamine K (AVK)

Adultes

Une anticoagulation inadéquate est possible pendant le passage de Rivaroxaban axapharm à lAVK. Une anticoagulation continue adéquate doit être assurée lors de chaque passage à un autre anticoagulant. Il faut tenir compte du fait que Rivaroxaban axapharm peut contribuer à une augmentation de lINR. Chez les patients chez lesquels Rivaroxaban axapharm est remplacé par un AVK, lAVK doit être administré simultanément jusquà un INR ≥2.0. Pendant les deux premiers jours de transition, il faut utiliser la dose initiale habituelle de lAVK suivie de lAVK à dose ajustée en fonction des INR. Chez les patients traités simultanément par Rivaroxaban axapharm et un AVK, la mesure de lINR ne doit pas être réalisée moins de 24 heures après la prise précédente de Rivaroxaban axapharm, toutefois avant la prise suivante. Dès larrêt du traitement par Rivaroxaban axapharm, une mesure de lINR fiable peut être effectuée à tout moment à condition que la dernière prise remonte à au moins 24 heures.

Contre-indications

Rivaroxaban axapharm est contre-indiqué en cas:

-dhypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients selon la composition;

-dendocardite aiguë dorigine bactérienne;

-de saignement évolutif cliniquement significatif;

-dulcère gastro-intestinal aigu ou de maladies gastro-intestinales ulcéreuses;

-dhépatopathie sévère et dinsuffisance hépatique sévère associées à un risque hémorragique significativement majoré et dinsuffisance hépatique légère à modérée associée à une coagulopathie;

-dinsuffisance rénale nécessitant une dialyse;

-de grossesse et dallaitement (voir la rubrique correspondante).

Mises en garde et précautions

Risque hémorragique

Comme dautres anticoagulants, Rivaroxaban axapharm doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant un risque hémorragique majoré. Il faut procéder à une évaluation soigneuse du rapport bénéfice/risque individuel avant le traitement en cas:

-de situations avec une augmentation du risque dhémorragies incontrôlées (hémorragies intracrâniennes, hémorragies gastro-intestinales);

-daccident cérébral hémorragique récent, hémorragies intracrâniennes ou intracérébrales sans saignement évolutif cliniquement significatif;

-dulcères gastro-intestinaux récents/maladies gastro-intestinales ulcéreuses récentes;

-de diathèse hémorragique congénitale ou acquise;

-dhypertension artérielle sévère non contrôlée;

-de rétinopathie vasculaire;

-danomalies vasculaires intrarachidiennes ou intracérébrales;

-dinterventions chirurgicales cérébrales, rachidiennes ou oculaires récents;

-dantécédents de bronchectasie ou dhémorragie pulmonaire.

Des hémorragies au cours du traitement antithrombotique peuvent être un indice de cancer non diagnostiqué, en particulier, de cancer gastro-intestinal ou urogénital. Les patients atteints dun cancer actif peuvent présenter simultanément un risque majoré de thrombose et dhémorragie. Le bénéfice individuel du traitement antithrombotique par le rivaroxaban doit être évalué par rapport au risque dhémorragie chez ces patients, en fonction de la localisation de la tumeur, du traitement antinéoplasique et du stade de la maladie.

Chez les patients présentant un risque hémorragique majoré tel quune hypertension artérielle sévère non contrôlée, une altération de la fonction rénale sévère, un traitement systémique concomitant par des antifongiques azolés ou des inhibiteurs de la protéase du VIH et par des médicaments agissant sur la coagulation ou après passage à ces médicaments, il faut être attentif, après linstauration du traitement, à des signes de complications hémorragiques. La coagulation plasmatique doit être contrôlée pendant le traitement, si possible. Au cours du traitement par Rivaroxaban axapharm, la possibilité dune hémorragie doit être envisagée lors de lévaluation de tous les patients et lorigine probable doit être recherchée lors de toute chute inexpliquée de lhémoglobine ou de la tension artérielle.

Interactions avec dautres médicaments (voir également rubrique «Interactions»)

La prudence est de rigueur chez les patients traités simultanément par des médicaments influençant la coagulation comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), lacide acétylsalicylique, les inhibiteurs de lagrégation plaquettaire, dautres anticoagulants ou les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine et noradrénaline (IRSN). Chez les patients présentant un risque de maladie gastro-intestinale ulcéreuse, un traitement prophylactique adapté peut être envisagé (voir rubrique «Interactions»).

Pour le contrôle des effets pharmacodynamiques du rivaroxaban, lactivité de lanti-facteur Xa et le TP peuvent être déterminés.

Patients présentant un syndrome des antiphospholipides

Les anticoagulants oraux à action directe, dont le rivaroxaban, ne sont pas recommandés chez les patients ayant des antécédents thrombotiques auxquels on a diagnostiqué un syndrome des antiphospholipides. Comparé à un traitement par les antagonistes de la vitamine K, un traitement par des anticoagulants oraux à action directe pourrait être associé à un taux accru dévénements thrombotiques récurrents, notamment chez les patients triplement positifs (anticoagulant du lupus, anticorps anticardiolipine et anticorps anti-bêta 2-glycoprotéine I).

Troubles de la fonction rénale

Rivaroxaban axapharm doit être utilisé avec prudence chez les patients adultes présentant un trouble modéré de la fonction rénale (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min) et recevant simultanément dautres médicaments qui entraînent une élévation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban (voir rubrique «Interactions»).

Agranulocytose

Après lautorisation de mise sur le marché, des cas isolés dagranulocytose ont été rapportés au cours du traitement par le rivaroxaban. Les patients doivent être avisés dinformer leur médecin si déventuels symptômes (ulcères des muqueuses, p.ex. de la muqueuse buccale, fièvre élevée et troubles de la déglutition sévères (angine)) de cet effet indésirable grave surviennent. En cas de suspicion justifiée, des investigations plus approfondies (entre autres contrôle de lhémogramme) doivent être réalisées et des mesures adéquates (entre autres arrêt de Rivaroxaban axapharm et des autres médicaments potentiellement déclencheurs, surveillance du patient) doivent être instaurées.

Réactions dermatologiques

Après lautorisation de mise sur le marché, des cas isolés de réactions cutanées sévères, y compris syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (NET) et syndrome DRESS, ont été rapportés lors du traitement par le rivaroxaban. Les patients doivent être avisés dinformer leur médecin si déventuels symptômes (p.ex. éruption cutanée saggravant de plus en plus et accompagnée de vésicules et dulcères des muqueuses, p.ex. muqueuse buccale) de cette réaction cutanée grave surviennent. En cas de suspicion justifiée, des investigations plus approfondies doivent être réalisées et des mesures adéquates (entre autres arrêt de Rivaroxaban axapharm et des autres médicaments potentiellement déclencheurs) doivent être instaurées.

Fractures de la hanche

Il nexiste pas de résultats détudes cliniques interventionnelles portant sur lutilisation de Rivaroxaban en cas de fractures de la hanche.

Patients porteurs de valves cardiaques artificielles

Rivaroxaban axapharm ne doit pas être utilisé dans le cadre dune thromboprophylaxie après un remplacement valvulaire aortique transcathéter (TAVI). Une étude clinique contrôlée réalisée chez des patients ayant subi un TAVI et traités par Rivaroxaban 10 mg une fois par jour, en comparaison avec un traitement antiagrégant plaquettaire, a mis en évidence une augmentation de la mortalité, un risque hémorragique majoré et un plus grand nombre de complications thromboemboliques. Il ny a pas de données qui prouvent la sécurité et lefficacité de Rivaroxaban chez des patients porteurs dautres prothèses valvulaires cardiaques. Lutilisation de Rivaroxaban axapharm nest donc en principe pas recommandée chez les patients porteurs de valves cardiaques artificielles.

Il nexiste aucune expérience pour lutilisation de Rivaroxaban axapharm chez les patients présentant des fibrillations auriculaires avec attaque ischémique récente (<14 jours après lattaque, <3 jours après un accident ischémique transitoire). Cest pourquoi Rivaroxaban axapharm ne doit pas être utilisé dans ces cas.

Recommandations posologiques avant et après des interventions invasives et chirurgicales

En cas dintervention invasive ou chirurgicale, Rivaroxaban axapharm doit être arrêté au moins 24 heures avant lintervention. En raison du lien de dépendance entre la demi-vie du rivaroxaban dune part et lâge ainsi que la fonction rénale dautre part (voir rubrique «Pharmacocinétique, Métabolisme» et «Pharmacocinétique, Cinétique pour certains groupes de patients»), ce délai peut être prolongé. En cas durgence, il faut évaluer le risque accru dhémorragie par rapport à la nécessité de lintervention.

Le traitement par Rivaroxaban axapharm doit être poursuivi le plus vite possible après lintervention invasive ou chirurgicale si la situation clinique le permet et si une hémostase appropriée est assurée (voir rubrique «Pharmacocinétique»).

Anesthésie rachidienne/péridurale

En cas danesthésies neuraxiales (anesthésie rachidienne/péridurale) ou de ponction lombaire/péridurale chez les patients traités par des anticoagulants, le risque dapparition dun hématome péridural/rachidien est majoré. Ces hématomes peuvent provoquer une paralysie prolongée ou permanente. Ce risque peut être majoré par lutilisation postopératoire de cathéters périduraux à demeure ou par lutilisation concomitante de médicaments adjuvants modifiant lhémostase. Le risque peut également être augmenté en cas de ponctions répétées ou traumatisantes. Le cas échéant, les patients doivent faire lobjet dun examen approfondi à la recherche de signes et symptômes datteinte neurologique (p.ex. engourdissement ou faiblesse des jambes, dysfonctionnement des intestins ou de la vessie). Si des troubles neurologiques sont constatés, des mesures diagnostiques et un traitement durgence sont indiqués. Avant toute intervention neuraxiale, le médecin devra évaluer les bénéfices potentiels par rapport au risque encouru chez les patients déjà sous anticoagulants ou chez les patients devant être éventuellement placés sous anticoagulants.

Afin de réduire le risque dhémorragie potentiel lié à lutilisation concomitante du rivaroxaban et de lanesthésie neuraxiale (péridurale/rachidienne) ou de la ponction lombaire, le profil pharmacocinétique du rivaroxaban doit être pris en considération. La mise en place ou le retrait dun cathéter péridural ou une ponction lombaire seront effectués de préférence au moment où leffet anticoagulatoire du rivaroxaban est évalué comme étant faible.

En se basant sur les propriétés PK générales, le retrait dun cathéter péridural doit avoir lieu au plus tôt deux demi-vies, c.-à-d. chez les jeunes patients au plus tôt 18 heures et chez les patients âgés au plus tôt 26 heures, après la dernière prise de rivaroxaban. La dose suivante de rivaroxaban doit être prise au plus tôt 6 heures après le retrait du cathéter.

En cas de ponction traumatisante, la prise de Rivaroxaban axapharm doit être retardée de 24 heures.

Patients atteints dune fibrillation auriculaire non valvulaire, qui en raison dune angioplastie coronaire avec la pose dun stent sont traités en complément par un inhibiteur de P2Y12

Les patients atteints dune fibrillation auriculaire non valvulaire, qui en raison dune angioplastie coronaire avec la pose dun stent sont traités en complément de Rivaroxaban axapharm par un antagoniste de P2Y12 présentent un risque hémorragique majoré. Afin de gérer ce risque, une réduction posologique de Rivaroxaban axapharm peut être envisagée (voir rubrique «Posologie pour des groupes de patients particuliers»). Une étude interventionnelle ayant pour objectif primaire lévaluation du risque hémorragique a fourni des données cliniques limitées sur lefficacité et la sécurité dune dose réduite de Rivaroxaban 15 mg administré une fois par jour (voir rubrique «Efficacité clinique»). Létude ne permet toutefois pas une évaluation définitive du rapport bénéfice/risque dun tel ajustement posologique. Les risques dhémorragie et de thromboembolie doivent être évalués individuellement.

Patients atteints dembolie pulmonaire hémodynamiquement instable ou patients soumis à une thrombolyse ou à une embolectomie pulmonaire

Lemploi de Rivaroxaban axapharm à titre de solution de remplacement pour de lhéparine non fractionnée nest pas recommandé chez les patients atteints dune embolie pulmonaire hémodynamiquement instable ou chez les patients soumis à une thrombolyse ou à une embolectomie pulmonaire. La sécurité et lefficacité de Rivaroxaban dans ces situations cliniques nont pas fait lobjet détudes.

Excipients

Les comprimés pelliculés de Rivaroxaban axapharm contiennent, selon le dosage, 21 à 29 mg de lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé pelliculé, c.-à-d. quil est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Interactions pharmacocinétiques

Le rivaroxaban est métabolisé par le biais du CYP3A4, du CYP2J2 et de mécanismes indépendants du CYP. Des études in vitro montrent, en outre, que le rivaroxaban est un substrat des protéines de transport P-gp (P-glycoprotéine) et BCRP (breast cancer resistance protein).

Le rivaroxaban na pas deffet inhibiteur ou inducteur sur les isoformes principales du CYP, tel que le CYP3A4.

Inhibiteurs enzymatiques

Données in vivo

Inhibiteurs du CYP3A4 et/ou de la P-gp

Chez les patients traités simultanément par voie systémique par des antifongiques azolés (tels que kétoconazole, itraconazole, voriconazole et posaconazole) ou des inhibiteurs de la protéase du VIH (p.ex. ritonavir), ladministration de Rivaroxaban axapharm nest pas recommandée. Ces principes actifs sont des inhibiteurs puissants aussi bien du CYP3A4 que de la P-gp et peuvent donc entraîner une augmentation de la concentration plasmatique du rivaroxaban jugée cliniquement pertinente (en moyenne de 2.6 fois), ce qui peut être associé à un risque hémorragique majoré (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

Ladministration concomitante de rivaroxaban et de kétoconazole (400 mg par jour) ou de ritonavir (600 mg 2× par jour) a entraîné une augmentation de respectivement 2.6 fois et 2.5 fois la valeur moyenne de lAUC du rivaroxaban à létat déquilibre et une augmentation de 1.7 fois respectivement 1.6 fois la valeur moyenne de la Cmax du rivaroxaban, avec une majoration significative de ses effets pharmacodynamiques, ce qui peut entraîner une augmentation du risque hémorragique.

Ladministration concomitante de fluconazole, un inhibiteur modéré du CYP3A4, a entraîné une augmentation de respectivement 1.3 fois et 1.4 fois de la Cmax et de lAUC du rivaroxaban. Le fluconazole a toutefois un effet plus faible sur lexposition au rivaroxaban et peut être administré en même temps.

La clarithromycine (500 mg 2× par jour), un puissant inhibiteur du CYP3A4 et un inhibiteur modéré de la P-gp, a entraîné une augmentation de 1.5 fois la valeur moyenne de lAUC et de 1.4 fois la valeur moyenne de la Cmax du rivaroxaban à létat déquilibre.

Lérythromycine (500 mg 3× par jour), qui inhibe modérément le CYP3A4 et la P-gp, a entraîné une augmentation de 1 3 fois la valeur moyenne de lAUC et de la Cmax moyenne du rivaroxaban à létat déquilibre. Ces augmentations se situent dans les limites de la variabilité normale de lAUC et de la Cmax et ne sont pas jugées cliniquement pertinentes.

Chez les patients présentant des troubles légers de la fonction rénale, lérythromycine (500 mg 3× par jour) a entraîné une augmentation dun facteur 1.8 de lAUC moyenne du rivaroxaban et une augmentation dun facteur 1.6 de la Cmax par rapport aux patients qui présentaient une fonction rénale normale et qui nétaient pas sous co-médication. Chez les patients présentant des troubles modérés de la fonction rénale, une augmentation dun facteur 2 de lAUC et une augmentation dun facteur 1.6 de la Cmax ont été mesurées par rapport aux patients qui présentaient une fonction rénale normale et qui nétaient pas sous co-médication.

Selon une analyse des données de létude ROCKET AF, ladministration concomitante de rivaroxaban et de médicaments qui sont simultanément des inhibiteurs de la P-gp et des inhibiteurs faibles ou modérés du CYP3A4 (p.ex. amiodarone, diltiazem, vérapamil, chloramphénicol, cimétidine et érythromycine) na entraîné aucune augmentation des taux dhémorragie chez les patients présentant un trouble modéré de la fonction rénale (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min). La prudence est de rigueur chez ces patients, car des taux élevés de rivaroxaban sont possibles (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

Inducteurs enzymatiques

Données in vivo

Inducteurs du CYP3A4

Ladministration concomitante de rivaroxaban et de rifampicine, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital, millepertuis, de puissants inducteurs du CYP3A4, peut entraîner une diminution de la concentration plasmatique de rivaroxaban. Ladministration concomitante de rivaroxaban et de rifampicine a entraîné une diminution denviron 50% de lAUC moyenne du rivaroxaban, associée à une réduction proportionnelle de ses effets pharmacodynamiques.

Les inducteurs puissants du CYP3A4 doivent être utilisés uniquement avec précaution chez les patients traités simultanément par Rivaroxaban axapharm.

Autres interactions

Substrats du CYP3A4

Aucune interaction pharmacocinétique ou pharmacodynamique cliniquement significative na été observée lors de ladministration concomitante de rivaroxaban et de midazolam (substrat du CYP3A4), de digoxine (substrat de la P-gp), datorvastatine (substrat du CYP3A4 et de la P-gp), de ranitidine (antagoniste du récepteur H2), de linhibiteur de la pompe à protons oméprazole ou des antiacides hydroxyde daluminium/de magnésium.

Interactions pharmacodynamiques

AINS/inhibiteurs de lagrégation plaquettaire

La prudence est de rigueur chez les patients traités simultanément par des médicaments agissant sur la coagulation comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), lacide acétylsalicylique, les inhibiteurs de lagrégation plaquettaire ou dautres anticoagulants, car ces médicaments augmentent le risque hémorragique.

Aucun allongement cliniquement significatif du temps de saignement na été observé après administration concomitante de rivaroxaban et de 500 mg de naproxène ou 500 mg dacide acétylsalicylique. Linhibiteur de lagrégation plaquettaire clopidogrel (dose initiale 300 mg, suivie dune dose dentretien de 75 mg) na montré aucune interaction pharmacocinétique avec Rivaroxaban 15 mg; un allongement significatif du temps de saignement a été observé.

Warfarine

Un passage de lantagoniste de la vitamine K warfarine (INR 2,0 à 3,0) à Rivaroxaban 20 mg a augmenté le temps de prothrombine/lINR (néoplastine) de manière supra-additive (des INR individuels de jusquà 12 ont été observés), alors que les effets sur le TCA, linhibition de lactivité du facteur Xa et le potentiel de thrombine endogène (ETP) étaient additifs.

Si lon souhaite tester les effets pharmacodynamiques du rivaroxaban pendant la période de transition, lactivité anti-facteur Xa, PiCT et HepTest peuvent être utilisés, car ces tests ne sont pas affectés par la warfarine. Le quatrième jour après la dernière dose de warfarine, tous les tests (y compris TP, TCA, inhibition de lactivité du facteur Xa et HepTest) ne révèlent que leffet du rivaroxaban.

Aucune interaction pharmacocinétique entre la warfarine et le rivaroxaban na été constatée.

Comme avec les autres anticoagulants, en cas dutilisation concomitante avec les ISRS et les IRSN, une augmentation du risque hémorragique est possible en raison de leffet décrit de ces médicaments sur les plaquettes. Dans le cadre du programme de développement clinique du rivaroxaban, un plus grand nombre numérique dhémorragies sévères ou modérées cliniquement pertinentes a été observé en cas dadministration concomitante dans tous les groupes de traitement.

Autres interactions

Analyses de laboratoire

Les tests de coagulation courants (TP, TCA) ainsi que des tests spécifiques des facteurs de coagulation sont influencés par le rivaroxaban en raison de son mécanisme daction (voir rubrique «Pharmacodynamique»). Les tests des D-dimères, du facteur XIII, du temps de thrombine et le dosage du fibrinogène ne sont pas influencés.

Grossesse, allaitement

Grossesse

Le rivaroxaban est contre-indiqué pendant la grossesse et doit être utilisé chez les femmes en âge de procréer uniquement si une méthode de contraception très efficace est employée. Il nexiste pas de données sur lutilisation du rivaroxaban chez la femme enceinte. Les expérimentations réalisées chez le rat et le lapin ont montré une toxicité maternelle sur la reproduction marquée du rivaroxaban, qui est liée à son mécanisme daction pharmacologique (p.ex. complications hémorragiques). Un potentiel tératogène primaire na pas été observé (voir également rubrique «Contre-indications» et «Données précliniques»).

Allaitement

Aucune donnée nest disponible concernant lutilisation du rivaroxaban chez les femmes qui allaitent. Les expérimentations animales indiquent que le rivaroxaban est sécrété dans le lait maternel. En conséquence, lutilisation de Rivaroxaban axapharm nest pas recommandée pendant lallaitement (voir rubrique «Contre-indications»).

Effet sur laptitude à la conduite et lutilisation de machines

Aucune étude correspondante na été effectuée.

Des vertiges et des syncopes ont été rapportés (voir rubrique «Effets indésirables»); ces effets secondaires peuvent altérer laptitude à la conduite ou lutilisation de machines. Les patients qui présentent ces effets indésirables ne doivent pas conduire ni utiliser de machines.

Effets indésirables

La sécurité du rivaroxaban a été analysée dans 20 études de phase III menées chez environ 70'000 patients adultes.

Les effets indésirables sont présentés par classe de systèmes dorganes et par fréquence.

Les fréquences sont définies de manière suivante:

«Très fréquent» (≥1/10),

«Fréquent» (≥1/100 à < 1/10),

«Occasionnel» (≥1/1000 à <1/100),

«Rare» (≥1/10'000 à <1/1000),

«Très rare» (<1/10'000),

«Fréquence inconnue»: ces effets indésirables ont été observés dans dautres études cliniques que celles mentionnées plus haut ou ils proviennent de la surveillance post-commercialisation.

Les effets indésirables suivants ont été observés dans le cadre détudes cliniques menées avec le rivaroxaban:

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquent: anémie.

Occasionnel: thrombocytose.

Fréquence inconnue (rapports post-commercialisation): thrombocytopénie, agranulocytose.

Affections du système immunitaire

Occasionnel: dermatite allergique, hypersensibilité.

Fréquence inconnue (rapports post-commercialisation): œdème allergique, angioœdème.

Affections du système nerveux

Fréquent: vertiges, céphalées.

Occasionnel: hémorragies cérébrales et intracrâniennes, syncope.

Affections oculaires

Fréquent: saignements oculaires (y compris saignements conjonctivaux).

Affections cardiaques

Occasionnel: tachycardie.

Affections vasculaires

Fréquent: saignement gingival, hémorragie postinterventionnelle (y compris anémie postopératoire et saignements de plaies), hypotension, hématomes, hémorragie du tube digestif (y compris saignement rectal, hématémèse), hémorragie de lappareil urogénital (y compris hématurie et ménorragie).

Rare: formation de pseudoanévrismes après interventions percutanées.

Très rare: hémorragie mortelle dulcère gastro-intestinal.

Des cas isolés dhémorragies surrénales ont été rapportés.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents épistaxis, hémoptysie.

Fréquence inconnue (rapports post-commercialisation): pneumonie à éosinophiles.

Affections gastro-intestinales

Fréquent: nausées, constipation, diarrhée, douleurs abdominales et gastro-intestinales (y compris douleurs épigastriques, troubles gastriques), dyspepsie (y compris troubles épigastriques), vomissements.

Occasionnel: sécheresse buccale.

Affections hépatobiliaires

Fréquent: augmentation des transaminases.

Occasionnel: troubles de la fonction hépatique, augmentation de la lipase, augmentation de lamylase, bilirubinémie élevée, augmentation de la LDH, augmentation de la phosphatase alcaline, augmentation de la GGT.

Rare: ictère, augmentation de la bilirubine conjuguée (avec ou sans augmentation simultanée du taux dALAT).

Fréquence inconnue (rapports post-commercialisation): cholestase, hépatite (y compris lésions hépatocellulaires).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: prurit (y compris cas de prurit généralisé), rash, ecchymose, hémorragies cutanées et sous-cutanées.

Occasionnel: urticaire

Fréquence inconnue (rapports post-commercialisation): syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, syndrome DRESS.

Affections musculosquelettiques et du système conjonctif

Fréquent: douleurs dans les extrémités.

Occasionnel: hémarthrose.

Rare: saignement musculaire.

Fréquence inconnue: syndrome des loges comme effet secondaire dune hémorragie.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent: hémorragie urogénitale (y compris hématurie et ménorragie), altération de la fonction rénale

Fréquence inconnue: défaillance rénale/insuffisance rénale aiguë suite à une hypoperfusion provoquée par une hémorragie, néphropathie liée aux anticoagulants.

Troubles généraux

Fréquent: fièvre, œdème périphérique, asthénie (y compris fatigue).

Occasionnel: sensation de malaise, suppuration.

Rare: œdème localisé.

Effets indésirables après commercialisation

Depuis la commercialisation, les effets indésirables suivants ont été rapportés en lien temporel avec lutilisation de rivaroxaban. La fréquence de ces effets secondaires rapportés dans le cadre de lexpérience après lautorisation de mise sur le marché ne peut pas être estimée.

Affections hématologiques et du système lymphatique: thrombocytopénie, agranulocytose.

Affections du système immunitaire: œdème allergique, angioœdème.

Affections hépatobiliaires et pancréatiques: hépatite (y compris lésions hépatocellulaires), cholestase.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales: pneumonie à éosinophiles.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané: syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, syndrome DRESS.

Affections du rein et des voies urinaires: néphropathie liée aux anticoagulants

Description de certains effets indésirables

En raison de son mode daction pharmacologique, lutilisation du rivaroxaban peut être associée à un risque majoré de saignements occultes ou visibles à partir de tous les tissus ou organes; ces saignements peuvent conduire à une anémie post-hémorragique. Les symptômes et le degré de sévérité (y compris une issue mortelle) varient en fonction de la localisation et de lintensité de lhémorragie et/ou de lanémie.

Les complications hémorragiques peuvent se traduire par une sensation de faiblesse, une pâleur, des vertiges, des céphalées ou un œdème inexpliqué ainsi que par une dyspnée et un choc incompréhensible. Dans quelques cas, une anémie a provoqué les symptômes dune ischémie cardiaque, tels que douleur thoracique ou angine de poitrine. Des complications connues consécutives à une hémorragie sévère telles quun syndrome des loges ou une défaillance rénale liée à une hypoperfusion ont été rapportées sous rivaroxaban.

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Symptômes

Un surdosage consécutif à ladministration de rivaroxaban peut entraîner des complications hémorragiques en raison de ses propriétés pharmacodynamiques. Des cas isolés de surdosages avec des doses allant jusquà 1960 mg ont été rapportés chez les adultes. En cas de surdosage, le patient doit être surveillé attentivement pour détecter toute complication hémorragique ou tout autre effet indésirable. En raison de labsorption limitée du produit à des doses suprathérapeutiques de 50 mg ou plus de rivaroxaban, un effet de plafonnement sans augmentation supplémentaire de lexposition plasmatique moyenne est attendu.

Traitement

Lutilisation de charbon actif peut être envisagée afin de limiter labsorption. Une absorption de charbon actif jusquà 8 heures après le surdosage peut encore réduire labsorption du rivaroxaban. Les mesures doivent être adaptées individuellement en fonction du degré de sévérité et de la localisation de lhémorragie. Un traitement symptomatique adapté, p.ex. compression mécanique, intervention chirurgicale, remplissage vasculaire et correction hémodynamique, transfusion sanguine ou transfusion de produits sanguins, doit être envisagé.

Si les mesures ci-dessus ne suffisent pas à contrôler le saignement, ladministration dun des procoagulants suivants doit être envisagée:

-concentré du complexe de prothrombine (PCC)

-concentré du complexe de prothrombine activé (APCC)

-andexanet alfa (antidote spécifique de linhibiteur du facteur Xa)

Lexpérience clinique avec lutilisation de ces produits chez les adultes qui prennent Rivaroxaban nest cependant que très restreinte à lheure actuelle (voir rubrique «Pharmacodynamique»).

Aucun effet du sulfate de protamine ou de la vitamine K sur lactivité anticoagulante du rivaroxaban nest attendu. Il nexiste ni des raisons scientifiques ni des expériences qui plaident en faveur dun bénéfice potentiel de lutilisation dagents hémostatiques systémiques (p.ex. desmopressine, aprotinine) chez les patients traités par le rivaroxaban. Lexpérience est limitée concernant lemploi dacide tranexamique chez les adultes. Il nexiste aucune expérience sur lutilisation de laprotinine ou de lacide aminocaproïque, chez les adultes.

Étant donné la forte liaison du rivaroxaban aux protéines plasmatiques, le produit nest probablement pas dialysable.

Propriétés/Effets

Code ATC

B01AF01

Mécanisme daction

Le rivaroxaban est un inhibiteur direct hautement sélectif du facteur Xa, doté dune biodisponibilité par voie orale. Lactivation du facteur X en facteur Xa (FXa) via les voies intrinsèques et extrinsèques, joue un rôle central dans la cascade de coagulation sanguine. La prothrombine FXa est transformée en thrombine par le complexe prothrombinase, ce qui entraîne finalement la formation dun bouchon de fibrine et lactivation plaquettaire par la thrombine. Une molécule FXa peut générer plus de 1000 molécules de thrombine via la cascade de coagulation sanguine. De plus, le taux de réaction du FXa lié à la prothrombinase par rapport au FXa libre augmente de 300'000 fois et provoque une augmentation massive de la formation de thrombine. Les inhibiteurs sélectifs du FXa peuvent stopper cette augmentation massive.

Pharmacodynamique

Les informations ci-dessous se basent sur des données qui ont été recueillies chez les adultes.

Une inhibition dose-dépendante de lactivité du FXa a été observée chez lhomme. Le temps de prothrombine (TP) est influencé par le rivaroxaban et lié à la concentration plasmatique de rivaroxaban (r = 0.98) lorsque la Néoplastine® est utilisée comme réactif. Des résultats différents peuvent être observés avec dautres réactifs. Le résultat du TP doit être exprimé en secondes, car lINR (International Normalized Ratio) est étalonné et validé uniquement pour les coumariniques et ne peut pas être utilisé avec les autres anticoagulants. Les percentiles 5/95 du TP (Néoplastine®) 2 à 4 heures après la prise du comprimé (Cmax) sont compris entre 13 et 25 secondes pour le rivaroxaban 10 mg, entre 16 et 33 secondes pour le rivaroxaban 15 mg et entre 14 et 40 secondes pour le rivaroxaban 20 mg.

Chez les patients présentant un trouble modéré de la fonction rénale traités par 15 mg une fois par jour, les percentiles 5/95 sont compris entre 10 et 50 secondes.

Au cours dune étude pharmacologique portant sur la suppression de leffet du rivaroxaban, leffet dune dose unique (50 UI/kg) de deux PCC différents (PCC à 3 facteurs (facteurs II, IX et X), PCC à 4 facteurs (facteurs II, VII, IX et X)) a été évalué chez des volontaires sains. Le concentré PCC à 3 facteurs a diminué le TP (Néoplastine®) moyen denviron 1 seconde en 30 minutes, par comparaison avec une diminution de 3.5 secondes avec le PCC à 4 facteurs. En revanche, le PCC à 3 facteurs a développé un effet plus intense et plus rapide que le PCC à 4 facteurs sur leffet inverse de la génération endogène de thrombine.

Les tests chromogènes anti-facteur Xa destinés au dépistage des héparines sont influencés par le rivaroxaban. Des tests chromogènes anti-facteur-Xa avec des normes détalonnage spécifiques au rivaroxaban et des contrôles sont disponibles dans le commerce. Ils sont recommandés pour le dépistage sensible de leffet pharmacodynamique du rivaroxaban. Les valeurs du temps de céphaline activé (TCA) et du HepTest® sont également allongées de manière dose-dépendante. Ces tests ne sont toutefois pas recommandés pour évaluer les effets pharmacodynamiques du rivaroxaban.

Une surveillance des paramètres de coagulation nest pas nécessaire pendant le traitement par le rivaroxaban.

Chez les patients à risque et lors du passage danticoagulants au rivaroxaban, on peut utiliser le dosage de lactivité anti-facteur Xa et le TP pour tester les effets pharmacodynamiques du rivaroxaban.

Efficacité clinique

Prophylaxie des thromboembolies veineuses (TEV) chez des patients devant subir des interventions orthopédiques majeures des extrémités inférieures

Plus de 9500 patients (7050 arthroplasties totales de la hanche et 2531 arthroplasties totales du genou) ont été évalués lors des études cliniques de phase III, contrôlées, randomisées, en double aveugle, du programme RECORD. Le traitement par le rivaroxaban 10 mg en une prise quotidienne, débuté 6 heures après lintervention, a été comparé au traitement par lénoxaparine 40 mg en une prise quotidienne débuté 12 heures avant lintervention. Lors des trois études de phase III (voir tableau ci-dessous), le rivaroxaban a significativement réduit lincidence des TEV totales (toute TVP, EP non mortelle et décès) et des TEV massives (TVP proximale, EP non mortelle et décès lié aux TEV). Par ailleurs, lors de ces trois études, la fréquence des TEV symptomatiques (TVP symptomatique, EP non mortelle, décès lié aux TEV) a été inférieure chez les patients traités par rivaroxaban par rapport à celle observée chez les patients sous énoxaparine. Le taux dhémorragies majeures a été comparable dans les deux groupes de traitement (Tableau 2).

Tableau 2: résultats relatifs à lefficacité et la sécurité des études RECORD de phase III

 

Étude RECORD 1

Étude RECORD 2

Étude RECORD 3

Population de létude

4541 patients subissant une arthroplastie totale de la hanche

2509 patients subissant une arthroplastie totale de la hanche

2531 patients subissant une arthroplastie totale du genou

Posologie et durée du traitement après lintervention

Rivaroxaban 10 mg/jour 35 ± 4 jours

Énoxaparine 40 mg/jour 35 ± 4 jours

p

Rivaroxaban 10 mg/jour 35 ± 4 jours

Énoxaparine 40 mg/jour 12 ± 2 jours

p

Rivaroxaban 10 mg/jour 12 ± 2 jours

Énoxaparine 40 mg/jour 12 ± 2 jours

p

Toutes les TEV

18 (1.1%)

58 (3.7 %)

<0.001

17 (2.0%)

81 (9.3%)

<0.001

79 (9.6%)

166 (18.9%)

<0.001

TEV massives

4 (0.2%)

33 (2.0%)

<0.001

6 (0.6%)

49 (5.1%)

<0.001

9 (1.0%)

24 (2.6%)

0.01

TEV symptomatiques

6 (0.4 %)

11 (0.7%)

 

3 (0.4%)

15 (1.7%)

 

8 (1.0%)

24 (2.7%)

 

Hémorra-gies majeures

6 (0.3%)

2 (0.1%)

 

1 (0.1%)

1 (0.1%)

 

7 (0.6%)

6 (0.5%)

 

Lanalyse poolée des résultats des études de phase III confirme les données obtenues au cours des différentes études en termes de réduction des TEV totales, des TEV massives et des TEV symptomatiques avec le rivaroxaban 10 mg une fois par jour par rapport à lénoxaparine 40 mg, en une prise quotidienne.

En plus du programme RECORD, une étude de cohorte non interventionnelle en ouvert (XAMOS) a été conduite après lautorisation avec 17'413 patients qui ont dû se soumettre à une intervention orthopédique majeure du genou ou de la hanche, étude conduite afin de comparer le rivaroxaban à dautres traitements standard pour la thromboprophylaxie dans des conditions de pratique clinique. Des thromboses veineuses profondes symptomatiques se sont produites chez 57 (0.6%) des patients du groupe rivaroxaban (n = 8778) et chez 88 patients (1.0%) sous traitement standard (n = 8635); (RR: 0.63; IC à 95 %: 0.43-0.91; population de sécurité). Des hémorragies majeures se sont produites chez 35 (0.4%) des patients du groupe rivaroxaban et chez 29 (0.3%) des patients sous traitement standard. Cette étude non interventionnelle confirme les données concernant lefficacité et la sécurité provenant du programme RECORD.

Traitement de la thrombose veineuse profonde (TVP), de lembolie pulmonaire (EP) et prophylaxie dune récidive de TVP et dembolie pulmonaire (EP)

Plus de 12'800 patients ont été évalués dans quatre études cliniques randomisées, contrôlées de phase III (Einstein-DVT, Einstein PE, Einstein-Extension et Einstein-Choice), et une analyse définie au préalable des données poolées des études Einstein DVT et Einstein PE a été réalisée. Les traitements de toutes les études ont duré globalement jusquà 21 mois.

Dans le cadre de létude Einstein-DVT, 3449 patients présentant une TVP aiguë ont été évalués au cours du traitement de la TVP et de la prophylaxie dune récidive de TVP et dEP. Le traitement a duré jusquà 12 mois pour autant que le médecin pouvait le justifier du point de vue clinique.

Dans le cadre du premier traitement de 3 semaines de la TVP aiguë, 15 mg de rivaroxaban ont été administrés deux fois par jour. Ensuite, un traitement par 20 mg de rivaroxaban une fois par jour a été effectué.

Dans le cadre de létude Einstein PE, 4832 patients atteints dEP aiguë ont été examinés durant le traitement de lEP ainsi que durant la prophylaxie dune récidive de TVP et dEP. La durée du traitement, qui variait en fonction de lévaluation clinique du médecin investigateur, pouvait atteindre jusquà 12 mois.

Dans le cadre du premier traitement de 3 semaines de lEP aiguë, 15 mg de rivaroxaban ont été administrés deux fois par jour. Ensuite, un traitement par 20 mg de rivaroxaban une fois par jour a été effectué.

Aussi bien dans le cadre de létude Einstein DVT que dans le cadre de létude Einstein PE, le schéma posologique du traitement comparatif comportait ladministration dénoxaparine sur au moins 5 jours en association avec un antagoniste de la vitamine K, pour atteindre des INR se situant dans la fourchette thérapeutique (≥2.0). Le traitement a été poursuivi avec un antagoniste de la vitamine K à dose ajustée, afin de maintenir les INR dans la fourchette thérapeutique de 2.0 à 3.0.

Dans le cadre de létude Einstein-Extension, 1197 patients présentant une TVP ou une EP ont été analysés pour évaluer la prophylaxie dune récidive de TVP et dEP. Le traitement a duré jusquà 12 mois pour autant que le médecin pouvait le justifier du point de vue clinique. Le rivaroxaban 20 mg une fois par jour a été comparé à un placebo.

Les quatre études de phase III ont utilisé les mêmes critères primaires et secondaires defficacité prédéfinis. Le critère primaire defficacité était les TEV symptomatiques récurrentes définies comme TVP récidivante, EP mortelle ou non mortelle. Le critère secondaire defficacité était défini comme TVP récidivante, EP non mortelle et mortalité globale.

Létude Einstein-DVT (voir Tableau 3) a montré que le rivaroxaban nest pas inférieur au traitement standard par énoxaparine/AVK en ce qui concerne le critère primaire defficacité. Le bénéfice clinique prédéfini (critère primaire defficacité et hémorragies sévères) a été calculé avec un hazard ratio de 0.67 (IC à 95% = 0.47-0.95, valeur p nominale p = 0.027) en faveur du rivaroxaban.

Les taux dincidence du critère primaire de sécurité (hémorragies sévères et non sévères cliniquement significatives) et également ceux du critère secondaire de sécurité (hémorragies sévères) étaient comparables dans les deux groupes de traitement.

Létude Einstein PE (voir Tableau 4) a montré que le rivaroxaban nest pas inférieur à lénoxaparine/AVK en ce qui concerne le critère primaire defficacité (p = 0.0026 (test de non-infériorité)); hazard ratio: 1.12 (0.75-1.68)).

Le bénéfice thérapeutique global prédéfini (critère primaire defficacité et hémorragies sévères) a été rapporté avec un hazard ratio de 0.85 ((IC à 95% = 0.63-1.14), valeur p nominale p = 0.275).

Une analyse poolée prédéfinie des données de létude Einstein DVT et LE a été réalisée (voir Tableau 5).

Dans létude Einstein-Extension (voir Tableau 6), le rivaroxaban sest révélé supérieur au placebo en ce qui concerne les critères primaires et secondaires defficacité. Pour le critère primaire de sécurité (hémorragies sévères), une augmentation non significative du taux dincidence a été constatée par rapport au placebo dans le groupe rivaroxaban. Lassociation dhémorragies sévères et non sévères, mais cliniquement significatives (critère secondaire de sécurité) est apparue significativement plus souvent dans le groupe rivaroxaban.

Dans le cadre de létude Einstein-Choice incluant 3396 patients présentant une TVP et/ou une EP symptomatique confirmée, ayant terminé un traitement anticoagulant dune durée de 6 à 12 mois, la prophylaxie de lEP mortelle ou de récidives de TVP ou dEP symptomatiques non mortelles a été analysée. Les patients, chez lesquels une anticoagulation continue était indiquée à des doses thérapeutiques en raison dun risque élevé de récidive de TVP et dEP, étaient exclus de létude. En fonction du moment où a eu lieu la randomisation pour chaque patient, la durée maximale du traitement était de 12 mois (médiane: 351 jours). Ladministration de 20 mg de rivaroxaban une fois par jour et de 10 mg de rivaroxaban une fois par jour a été comparée à ladministration de 100 mg dacide acétylsalicylique une fois par jour. Les deux posologies de rivaroxaban, aussi bien la dose de 20 mg que la dose de 10 mg étaient supérieures à lacide acétylsalicylique 100 mg concernant le critère primaire defficacité.

Le critère primaire de sécurité (hémorragies sévères) était similaire dans les groupes de traitement rivaroxaban 10 mg, rivaroxaban 20 mg ou acide acétylsalicylique 100 mg, administrés dans tous les groupes une fois par jour. Les résultats étaient cohérents entre les patients ayant eu une TEV provoquée ou non provoquée (voir Tableau 7).

Tableau 3: résultats relatifs à lefficacité et linnocuité issus de létude Einstein-DVT de phase III

Population de létude

3449 patients présentant une thrombose veineuse profonde aiguë symptomatique

Dose et durée du traitement

Rivaroxabana

3, 6 ou 12 mois

N = 1731

Énoxaparine/AVKb

3, 6 ou 12 mois

N = 1718

TEV symptomatique récidivante*

36 (2.1%)

51 (3.0%)

EP symptomatique récidivante

20 (1.2%)

18 (1.0%)

TVP symptomatique récidivante

14 (0.8%)

28 (1.6%)

EP et TVP symptomatiques

1 (0.1%)

0

EP mortelle ou décès, lors desquels une EP na pas pu être exclue

4 (0.2%)

6 (0.3%)

Hémorragies sévères

14 (0.8%)

20 (1.2%)

a Rivaroxaban 15 mg deux fois par jour pendant 3 semaines, puis 20 mg une fois par jour.

b Énoxaparine pendant au moins 5 jours, puis AVK.

* p <0.0001 (non-infériorité), hazard ratio: 0.680 (0.443-1.042), p = 0.076 (supériorité).

Tableau 4: résultats relatifs à lefficacité et linnocuité issus de létude Einstein-PE de phase III

Population de létude

4832 patients atteints dembolie pulmonaire aiguë symptomatique

Dose et durée du traitement

Rivaroxabana

3, 6 ou 12 mois

N = 2419

Énoxaparine/AVKb

3, 6 ou 12 mois

N = 2413

TEV symptomatique récidivante*

50 (2.1%)

44 (1.8%)

EP symptomatique récidivante

23 (1.0%)

20 (0.8%)

TVP symptomatique récidivante

18 (0.7%)

17 (0.7%)

EP et TVP symptomatiques

0

2 (<0.1%)

EP mortelle/décès lors desquels une EP na pas pu être exclue

11 (0.5%)

7 (0.3%)

Hémorragies sévères

26 (1.1%)

52 (2.2%)

a Rivaroxaban 15 mg deux fois par jour durant 3 semaines, suivi de 20 mg une fois par jour.

b Énoxaparine pendant au moins 5 jours, puis AVK.

* p <0.0026 (non-infériorité), hazard ratio: 1.12 (0.75-1.68).

Tableau 5: résultats sur lefficacité et la sécurité à partir de lanalyse poolée des études Einstein-DVT et Einstein-PE de phase III

Population de létude

8281 patients atteints de TVP ou dEP symptomatique aiguë

Dose et durée du traitement

Rivaroxabana

3, 6 ou 12 mois

N = 4150

Énoxaparine/AVKb

3, 6 ou 12 mois

N = 4131

TEV symptomatique récidivante*

86 (2.1%)

95 (2.3%)

EP symptomatique récidivante

43 (1.0%)

38 (0.9%)

TVP symptomatique récidivante

32 (0.8%)

45 (1.1%)

EP et TVP symptomatiques

1 (<0.1%)

2 (<0.1%)

EP mortelle/décès lors desquels une EP na pas pu être exclue

15 (0.4%)

13 (0.3%)

Hémorragies sévères

40 (1.0%)

72 (1.7%)

a Rivaroxaban 15 mg deux fois par jour durant 3 semaines, suivi de 20 mg une fois par jour.

b Énoxaparine pendant au moins 5 jours, puis AVK.

* p <0.001 (non-infériorité), hazard ratio: 0.89 (0.66-1.19).

Tableau 6: résultats relatifs à lefficacité et linnocuité issus de létude Einstein-Extension de phase III

Population de létude

1197 patients bénéficiant dun traitement prolongé pour la prophylaxie secondaire de la thromboembolie veineuse récidivante

Dose et durée du traitement

Rivaroxabana

6 ou 12 mois

N = 602

Placebo

6 ou 12 mois

N = 595

TEV symptomatique récidivante*

8 (1.3%)

42 (7.1%)

EP symptomatique récidivante

2 (0.3.%)

13 (2.2%)

TVP symptomatique récidivante

5 (0.8%)

31 (5.2%)

EP mortelle ou décès, lors desquels une EP na pas pu être exclue

1 (0.2%)

1 (0.2%)

Hémorragies sévères

4 (0.7%)

0 (0.0%)

a Rivaroxaban 20 mg une fois par jour.

* p <0.0001 (supériorité), hazard ratio: 0.19 (0.09-0.39).

Tableau 7: résultats concernant lefficacité en comparaison avec lacide acétylsalicylique et concernant linnocuité du médicament issus de létude Einstein Choice de phase III

Population de létude

3396 patients bénéficiant dune prophylaxie prolongée de la thromboembolie veineuse récidivante

Dose du traitement

Rivaroxaban 20 mag

N = 1107

Rivaroxaban 10 mgb

N = 1127

Acide acétylsalicylique 100 mgc

N = 1131

Durée du traitement [intervalle interquartile]

349 [189-362] jours

353 [190-362] jours

350 [186-362]

TEV symptomatique récidivante*

17 (1.5%)*

13 (1.2%)**

50 (4.4%)

EP symptomatique récidivante

6 (0.5%)

6 (0.5%)

19 (1.7%)

TVP symptomatique récidivante

9 (0.8%)

8 (0.7%)

30 (2.7%)

EP mortelle ou décès, lors desquels une EP na pas pu être exclue

2 (0.2%)

0

2 (0.2%)

Hémorragies sévères

6 (0.5%)

5 (0.4%)

3 (0.3%)

a Rivaroxaban 20 mg une fois par jour.

b Rivaroxaban 10 mg une fois par jour.

c Acide acétylsalicylique (AAS) 100 mg une fois par jour.

* p <0.001 (supériorité) rivaroxaban 20 mg a versus AAS 100 mg  c, hazard ratio: 0.34 (0.20-059).

** p <0.001 (supériorité) rivaroxaban 10 mg b versus AAS 100 mg c, hazard ratio: 0.26 (0.14-0.47).

Prophylaxie de laccident vasculaire cérébral et de lembolie systémique chez les patients en fibrillation auriculaire non valvulaire

Le programme de développement clinique du rivaroxaban a été prévu pour démontrer lefficacité du rivaroxaban dans la prophylaxie de laccident vasculaire cérébral et de lembolie systémique chez les patients présentant des fibrillations auriculaires non valvulaires (atrial fibrillation: AF).

Dans létude pivot ROCKET-AF, menée en double aveugle, 14'264 patients ont été traités soit par le rivaroxaban 20 mg par voie orale une fois par jour (chez les patients présentant une ClCr de 30 à 49 ml/min, 15 mg par voie orale une fois par jour), soit par la warfarine, dont la dose a été augmentée jusquà un INR cible de 2.5 (fourchette thérapeutique de 2.0 à 3.0). La durée moyenne de traitement était de 19 mois, globalement le traitement a duré jusquà 41 mois.

Par rapport à la warfarine, le rivaroxaban a diminué de manière significative le critère primaire dévaluation composé de laccident vasculaire cérébral et de lembolie systémique. En outre, les critères secondaires majeurs (critère composite comprenant accident vasculaire cérébral, embolie systémique et décès vasculaire ainsi que le critère composite comprenant accident vasculaire cérébral, embolie systémique, infarctus du myocarde et décès vasculaire) ont été eux aussi réduits de manière significative (voir Tableau 9).

Les taux dincidence du critère primaire de sécurité (hémorragies sévères et non sévères cliniquement significatives) ont été comparables dans les deux groupes de traitement (voir Tableau 10).

Tableau 8: résultats relatifs à lefficacité issus de létude ROCKET AF de phase III

Population de létude

Patients en fibrillation auriculaire non valvulairea

Dose thérapeutique

Rivaroxaban 20 mg une fois par jour (15 mg une fois par jour chez les patients présentant des troubles modérés de la fonction rénale)

Taux dévénements (par 100 années-patients)

Warfarine, dose augmentée jusquà lINR cible de 2.5 (fourchette thérapeutique 2.0 à 3.0)

Taux dévénements (par 100 années-patients)

Hazard ratio (IC à 95%) valeur p

Accident vasculaire cérébral et embolie systémique*

189 (1.70%)

243 (2.15%)

0.79 (0.65-0.95)

0.015

Accident vasculaire cérébral, embolie systémique et décès vasculaire*

346 (3.11%)

410 (3.63%)

0.86 (0.74-0.99)

0.034

Accident vasculaire cérébral, embolie systémique, décès vasculaire et infarctus du myocarde*

433 (3.91%)

519 (4.62%)

0.85 (0.74-0.96)

0.010

Accident vasculaire cérébral

184 (1.65%)

221 (1.96%)

0.85 (0.70-1.03)

0.092

Embolie systémique**

5 (0.04%)

22 (0.19%)

0.23 (0.09-0.61)

0.003

a Population danalyse de la sécurité sous traitement.

* Statistiquement supérieur.

** Nominalement significatif.

Tableau 9: résultats relatifs à linnocuité issus de létude ROCKET AF de phase III

Population de létude

Patients en fibrillation auriculaire non valvulairea

Dose thérapeutique

Rivaroxaban 20 mg une fois par jour (15 mg une fois par jour chez les patients présentant des troubles modérés de la fonction rénale)

Taux dévénements (par 100 années-patients)

Warfarine, dose augmentée jusquà lINR cible de 2.5 (fourchette thérapeutique 2.0 à 3.0)

Taux dévénements (par 100 années-patients)

Hazard ratio (IC à 95%) valeur p

Hémorragies sévères et non sévères cliniquement significatives

1475 (14.91%)

1449 (14.52%)

1.03 (0.96-1.11)

0.442

Hémorragies sévères

395 (3.60%)

386 (3.45%)

1.04 (0.90-1.20)

0.576

Décès*

27 (0.24%)

55 (0.48%)

0.50 (0.31-0.79)

0.003

Hémorragie dans un organe critique*

91 (0.82%)

133 (1.18%)

0.69 (0.53-0.91)

0.007

Hémorragie intracrânienne*

55 (0.49%)

84 (0.74%)

0.67 (0.47 0.93)

0.019

Chute de lhémoglobine*

305 (2.77%)

254 (2.26%)

1.22 (1.03-1.44)

0.019

Transfusion de 2 unités ou plus de concentré érythrocytaire ou de sang complet*

183 (1.65%)

149 (1.32%)

1.25 (1.01-1.55)

0.044

Hémorragies non sévères cliniquement significatives

1185 (11.80%)

1151 (11.37%)

1.04 (0.96-1.13)

0.345

a Population danalyse de la sécurité sous traitement.

* Nominalement significatif.

Patients devant subir une cardioversion

Une étude prospective, exploratoire, multicentrique, randomisée, en ouvert avec évaluation en aveugle du critère primaire (X-VERT) a été menée chez 1504 patients (naïfs aux anticoagulants oraux et prétraités) atteints de fibrillation atriale non valvulaire devant bénéficier dune cardioversion. Cette étude a comparé lefficacité du rivaroxaban à un AVK à dose ajustée (randomisés 2:1), dans la prophylaxie dévénements cardiovasculaires. Des stratégies de cardioversion guidée par ETO (1 à 5 jours de prétraitement) ou conventionnelle (au moins trois semaines de prétraitement) ont été employées. Le critère primaire defficacité (tout accident vasculaire cérébral, accident ischémique transitoire, embolie systémique hors SNC, infarctus du myocarde et décès cardiovasculaire) est survenu chez 5 patients (0.5%) dans le groupe rivaroxaban (n = 978) et chez 5 patients (1.0%) dans le groupe AVK (n = 492; RR 0.50; IC à 95% 0.15-1.73; population en intention de traiter modifiée). Le critère primaire de sécurité (hémorragies sévères selon les critères ISTH) est survenu chez respectivement 6 patients (0.6%) et 4 patients (0.8 %) dans le groupe rivaroxaban (n = 988) et dans le groupe AVK (n = 499), (RR 0.76; IC à 95% 0.21-2.67; population danalyse de la sécurité). La fréquence de toutes les hémorragies cliniquement pertinentes (sévères + non sévères) était de 3.3% (33 patients) dans le groupe rivaroxaban et de 2.8% (14 patients) dans le groupe AVK. Ces données montrent une efficacité et une sécurité comparables entre le groupe rivaroxaban et le groupe AVK dans le cadre de la cardioversion.

Patients atteints dune fibrillation auriculaire non valvulaire, qui en raison dune angioplastie coronaire avec la pose dun stent sont traités en complément par un inhibiteur de P2Y12

Létude multicentrique, ouverte PIONEER AF-PCI évaluait différents traitements anticoagulants chez des patients atteints de fibrillation auriculaire non valvulaire qui devaient subir une angioplastie coronaire avec la pose dun stent en raison dune maladie artériosclérotique sous-jacente. Les patients ayant des antécédents daccident vasculaire cérébral/dAIT avaient été exclus de létude. Les participants de létude ont été randomisés pour une durée de 12 mois pour être traités soit par le rivaroxaban 15 mg une fois par jour (10 mg de rivaroxaban pour les patients présentant une clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min) en complément dun inhibiteur de P2Y12 (p.ex. clopidogrel) soit par un AVK en complément dune DAPT (administration pendant 3, 6 ou 12 mois suivie de la prise dAAS à faible dose).

Le critère primaire de sécurité, à savoir les événements hémorragiques cliniquement significatifs, est survenu chez 109 (15.7%) patients dans le groupe rivaroxaban et chez 167 patients (24.0%) dans le groupe AVK (RR 0.59; IC à 95% 0.47-0.76; p <0.001). Le critère secondaire, une combinaison de décès CV, dinfarctus du myocarde (IM) et daccident vasculaire cérébral, est survenu chez 41 (5.9%) patients dans le groupe rivaroxaban et chez 36 patients (5.2%) dans le groupe AVK; des thromboses de stent sont survenues chez 5 patients traités par le rivaroxaban et chez 4 patients traités par lAVK.

Létude PIONEER AF-PCI ne permet pas dévaluation définitive du rapport bénéfice/risque de la posologie réduite de rivaroxaban (15 mg une fois par jour) en comparaison avec la posologie standard (20 mg une fois par jour) chez les patients atteints dune fibrillation auriculaire non valvulaire, ce dernier point nayant pas été évalué dans le cadre de létude.

Pharmacocinétique

Absorption

Les informations ci-dessous se basent sur des données qui ont été recueillies chez les adultes.

Le rivaroxaban est rapidement absorbé. La concentration plasmatique maximale (Cmax) est atteinte au bout de 2 à 4 heures après administration orale.

Le rivaroxaban 10 mg est presque complètement résorbé par voie orale et la biodisponibilité orale du comprimé à 10 mg est élevée (80 à 100%), indépendamment dune prise à jeun ou après un repas. La prise de nourriture ninfluence pas lAUC ou la Cmax du rivaroxaban administré à la dose de 10 mg. La résorption est saturable.

À une dose de 20 mg, la biodisponibilité sans prise de nourriture nest que de 66%. Lors de la prise des comprimés à 20 mg avec un repas, la résorption est complète. Rivaroxaban axapharm 15 mg et 20 mg doivent donc être pris pendant les repas (voir rubrique «Posologie/Mode demploi»).

Les comprimés de rivaroxaban à 10 mg, 15 mg et 20 mg ont montré une linéarité de la dose lors dune prise avec un repas.

La variabilité interindividuelle (CV %) des caractéristiques pharmacocinétiques du rivaroxaban de près de 30% à 40%, une fois létat déquilibre atteint (4 à 5 jours), est considérée comme modérée.

Chez les patients qui ont reçu 20 mg de rivaroxaban une fois par jour pour le traitement dune thrombose veineuse profonde aiguë, des moyennes géométriques de la concentration sanguine de rivaroxaban de 215 µg/l (22-535 µg/l) et de 32 µg/l (6-239 µg/l) ont été mesurées 2 à 4 heures et respectivement environ 24 heures après la prise (ces instants correspondent environ à la concentration maximale et minimale au cours de lintervalle posologique).

Labsorption du rivaroxaban varie en fonction du lieu de la libération du principe actif dans le tractus gastro-intestinal. Lorsque le rivaroxaban est libéré par des granulés à lextrémité proximale de lintestin grêle, une AUC réduite de 29% et une Cmax réduite de 56% par rapport aux comprimés pris par voie orale ont été constatées. Lexposition au principe actif a également été réduite lorsque la libération sest faite à lextrémité distale de lintestin grêle ou au niveau de la partie ascendante du côlon. Cest pourquoi ladministration de rivaroxaban par sonde gastrique dans un site distal par rapport à lestomac doit être évitée, car cela résulte en une diminution de la résorption du principe actif et, par conséquent, en une réduction de lexposition au principe actif.

La biodisponibilité (AUC et Cmax) de comprimés pelliculés broyés de 20 mg de rivaroxaban, pris par voie orale, était comparable à celle de comprimés broyés administrés par sonde gastrique. Grâce au profil pharmacocinétique proportionnel à la dose du rivaroxaban, ces résultats ont également pu être extrapolés à des doses plus faibles de rivaroxaban.

Distribution

Le niveau de liaison aux protéines plasmatiques chez lhomme adulte est élevé, environ 92% à 95%, la liaison se faisant essentiellement avec lalbumine. Le volume de distribution est modéré: le Vss est denviron 50 litres.

Métabolisme

Les informations ci-dessous se basent sur des données in vitro et sur des données qui ont été recueillies chez les adultes.

Le rivaroxaban sous forme inchangée est le principal composant retrouvé dans le plasma humain, aucun métabolite majeur ou actif nétant présent dans la circulation. Le rivaroxaban subit une dégradation par voie métabolique (2/3 de la dose administrée environ) et également par élimination directe sous forme inchangée (1/3 environ). La métabolisation du rivaroxaban se déroule via le CYP3A4, le CYP2J2 et des mécanismes indépendants des CYP. La dégradation par oxydation de la fraction morpholinone et lhydrolyse des liaisons amides sont les principaux points de biotransformation. Avec une clairance systémique de lordre de 10 l/h, le rivaroxaban est un principe actif caractérisé par une faible clairance. Le rivaroxaban a été éliminé du plasma avec une demi-vie terminale de 5 à 9 heures chez des sujets jeunes, chez les sujets âgés avec une demi-vie terminale de 11 à 13 heures.

Élimination

Lexcrétion du rivaroxaban et de ses métabolites seffectue à la fois par voie rénale et par voie entérale. Le rivaroxaban est éliminé (environ 1/3) sous forme inchangée par sécrétion active par les urines. Daprès les études in vitro, le rivaroxaban est un substrat des protéines de transport P-gp (glycoprotéine P) et BCRP (breast cancer resistance protein, protéine de résistance au cancer du sein).

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles de la fonction hépatique

Chez les adultes présentant une altération de la fonction hépatique légère (Child Pugh A), les modifications des caractéristiques pharmacocinétiques du rivaroxaban observées étaient mineures (multiplication par 1,2 de lAUC du rivaroxaban) et aucune différence significative na été constatée par rapport aux volontaires sains en ce qui concerne la pharmacodynamique.

Chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique modérée (Child Pugh B), lAUC moyenne du rivaroxaban a été multipliée significativement par 2.3 par rapport aux volontaires sains et linhibition totale de lactivité du facteur Xa a été augmentée dun facteur 2.6; lallongement du TP a connu une augmentation similaire (multiplié par 2.1).

Troubles de la fonction rénale

Chez les adultes, il a été observé un lien inverse entre laugmentation de lexposition au rivaroxaban et la diminution de la fonction rénale évaluée par la mesure de la clairance de la créatinine (ClCr). En cas daltération de la fonction rénale légère (ClCr de 50 à 80 ml/min), modérée (ClCr de 30 à 50 ml/min) ou sévère (ClCr <30 ml/min), les concentrations plasmatiques du rivaroxaban (AUC) ont été multipliées respectivement par 1.4, 1.5 et 1.6. Les augmentations correspondantes des effets pharmacodynamiques ont été encore plus marquées. En cas daltération de la fonction rénale légère, modérée ou sévère, linhibition globale de lactivité du facteur Xa a été augmentée respectivement dun facteur 1.5, 1.9 et 2.0; lallongement du TP a connu une augmentation similaire (multiplié respectivement par 1.3, 2.2 et 2.4).

.Patients âgés (>65 ans)

Des concentrations plasmatiques plus élevées ont été observées chez les patients âgés par rapport à des patients plus jeunes, avec une AUC moyenne environ 1.5 fois supérieure, principalement en raison de la réduction de la clairance totale (apparente) et rénale. Un ajustement posologique nest pas nécessaire.

Sexe

Chez les adultes, aucune différence cliniquement pertinente na été notée entre les hommes et les femmes quant aux caractéristiques pharmacocinétiques et pharmacodynamiques.

Poids corporel

Chez les adultes, les poids corporels extrêmes (<50 kg ou >120 kg) nont eu quune incidence mineure sur les concentrations plasmatiques du rivaroxaban (moins de 25%). Un ajustement posologique nest pas nécessaire.

Différences interethniques

Chez les adultes, aucune différence interethnique cliniquement pertinente na été relevée en ce qui concerne les caractéristiques pharmacocinétiques et pharmacodynamiques du rivaroxaban.

Données précliniques

Les données précliniques issues des études conventionnelles sur la pharmacologie de sécurité, la toxicité en administration unique, la toxicité en administration répétée, la génotoxicité, la toxicité pour la reproduction et la phototoxicité nont pas révélé de risque particulier pour lhomme.

Chez des rats juvéniles, traités par le rivaroxaban à partir du 10e jour de vie pendant une durée maximale de 3 mois, des signes daugmentation des effets pharmacodynamiques ont été observés. Aucun indice de toxicité spécifique à un organe na été constaté.

Pharmacologie de sécurité

Dans des études portant sur la pharmacologie de sécurité, le rivaroxaban na montré aucun effet délétère sur le système cardiovasculaire et respiratoire, le système nerveux central ainsi que sur la fonction rénale et gastro-intestinale (doses allant jusquà 30 mg/kg, 38 fois la concentration plasmatique thérapeutique). Des études cardiovasculaires menées in vitro et in vivo nont fourni aucun indice dun potentiel arythmogène du rivaroxaban.

Génotoxicité

Des études de génotoxicité (test dAmes, test de cytogénétique in vitro et test du micronoyau chez la souris) nont montré aucun résultat négatif.

Carcinogénicité

Des études portant sur la carcinogénicité menée chez des souris et des rats pendant deux ans à une posologie maximale de 60 mg/kg/jour de rivaroxaban nont fourni aucun indice dun potentiel carcinogène.

Toxicité sur la reproduction

Des essais sur la toxicité de reproduction menés chez des rats à une dose allant jusquà 200 mg/kg de rivaroxaban (33 à 50 fois la concentration plasmatique thérapeutique) nont eu aucun effet sur la fertilité masculine et féminine. Des études sur la toxicité de développement ont montré chez le rat à partir dune dose de 10 mg/kg (4 fois la concentration plasmatique thérapeutique) et chez le lapin à partir dune dose de 2.5 mg/kg (3 fois la concentration plasmatique thérapeutique) une toxicité embryonnaire ainsi que des effets sur le placenta attribué essentiellement à une augmentation de la tendance hémorragique. Des indices dun effet tératogène primaire nont pas été constatés.

Autres données

Un test de phototoxicité in vitro (test 3T3) na révélé aucun risque pour lutilisation thérapeutique prévue du rivaroxaban.

Remarques particulières

Stabilité

Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.» sur lemballage.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15-25°C) dans lemballage original et hors de la portée des enfants.

Numéro dautorisation

69420 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés pelliculés à 10 mg: emballages de 10, 30 et 100 comprimés pelliculés. (B)

Comprimés pelliculés à 15 mg: emballages de 14, 28 et 98 comprimés pelliculés. (B)

Comprimés pelliculés à 20 mg: emballages de 14, 28 et 98 comprimés pelliculés. (B)

Titulaire de lautorisation

axapharm ag, 6340 Baar.

Mise à jour de linformation

Décembre 2023.